Orléans Saint Marceau – Michel Brard Conseiller Général du Loiret

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photo JFG

Soyez les bienvenus sur mon site, espace d’ information et de dialogue.
Conseiller général, élu de gauche, j’ ai la volonté pendant mon mandat d’être au service  de tous les habitants du canton de St Marceau et du département du Loiret.
La responsabilité du Conseiller général est aujourd’hui très importante depuis les lois de décentralisation, les Conseils généraux peuvent délibérer sur toutes les affaires qui concernent le Département,
action sociale, collèges, routes et aménagement, économie, services d ‘incendie et de secours…
Je siège à la commission sociale, culturelle, patrimoine et jeunesse, responsable des dispositifs en faveur, des personnes en situation de handicap, Maison départementale du handicap, des personnes âgées dépendantes, aide personnalisée à l’ autonomie, des enfants, protection de l’enfance, PMI, de l’insertion sociale et économique, RMI, de la culture et du patrimoine, aides aux acteurs culturels, festivals, musées et châteaux, archives départementales, jeunesse avec le conseil général junior.
N’ hésitez pas à laisser un commentaire sur mon site et à me contacter directement par mail :
michelbrard@yahoo.fr
Cordialement.

 

kine2Beaucoup d’habitants de St Marceau connaissent Michel Brard.  Il vit dans le quartier depuis 25 ans et y exerce le métier de kinésithérapeute libéral depuis 20 ans.
Sa femme, Monique Brard, y est également connue.
Elle est enseignante et  a fait partie de nombreuses associations notamment dans le milieu scolaire lorsque ses 3 enfants étaient plus jeunes.
Avant d’arriver à St Marceau et de s’y installer, Michel Brard a obtenu son diplôme de kinésithérapie, en 1979 et un diplôme de cadre de santé-formateur.
Il a enseigné à l’Institut de Masso-Kinésithéraphie de la région Centre et à l’Institut Supérieur de kinésithérapie Félicien Fabre, à Paris.
Parallèlement, il a enseigné et encadré des étudiants dans les services hospitaliers (CHRO), durant trois ans.
Michel Brard a exercé dans le monde hospitalier du service public ainsi que dans le secteur privé en tant que kinésithérapeute, depuis 1987. Il connaît très bien ces deux secteurs de la santé.
En 1989, il a été élu à la municipalité d’Orléans, comme conseiller municipal délégué, puis il est devenu adjoint au Maire, chargé du handicap et de la santé publique.
Il a également assuré la Présidence du Conseil de quartier St Marceau.
 

 

nuit2Peu de personnes savent ce qui est arrivé à Michel Brard.
Il est devenu aveugle à l’âge de 13ans.
Il y a quelques années, il a écrit un témoignage bouleversant pour l’ association Amalyste.
Michel a souhaité que ce témoignage figure dans son site internet, car aujourd’hui il peut en parler sans douleur.

“ceci est mon témoignage, il date de 2003, à l’occasion de la création d’une association pour la recherche. Pour la première fois, j’ose un « regard » dans le rétroviseur, que je vous confie”
S’il peut être utile à l’un ou l’autre, en quête d’expérience vécue et concerné par cette situation, j’accepte qu’il figure sur le site d’Amalyste.

 

J’ai aujourd’hui 45 ans, je suis vivant, considérez cela comme une bonne nouvelle ! Pourquoi ?
Si vous regardez le site d’Amalyste,  c’est peut être que vous êtes dans la peine ou la souffrance pour vous-même, votre enfant , un ami ou un proche.
Et bien, croyez moi, au bout des moments sombres, comme après la nuit, peut venir le jour,  la lumière et le bonheur d’être là.
En 1971, c’était presque l’été, je venais d’avoir 13 ans. En quelques jours ma vie a changé de sens.
Nous habitions Nantes.
Après l’installation d’une grande fatigue, d’une fièvre qui n’en finissait plus de grimper et qui bloqua le thermomètre familial à 41.9,  et l’apparition de plaques se transformant en bulles partout sur mon corps, je fus emmené le 21 juin, jour de joie dans les campagnes, au CHU.
Que dire de cette période, seul dans une unité d’isolement, transformé en écorché vif, brûlant de fièvre le jour et grelottant la nuit, plus de peau, plus de régulateur thermique ?
Plus tard, j’apprendrai qu’on avait autorisé mes parents à entrer dans ma cage de verre parce qu’on me pensait perdu… Leur présence était mon seul réconfort dans cette situation incontrôlable et tellement irréelle.
Ils me parlaient à distance, couverts de la tête aux pieds,  bottes pantalons blouses masques et coiffes.
Leur présence m’a permis de lutter et de ne pas perdre pied.
Je me souviens des matins douloureux pour décoller le drap de mon dos à vif, de la peau de mes paumes de mains et plante de pieds qui est partie d’un bloc, de ces démangeaisons atroces au début de la reconstruction de ma peau.
Comme « brûlé à 80/100 »  m’avait-il dit, ce savant professeur, quelques mois après, en m’exhibant devant une cinquantaine d’étudiants !…
Ma famille a vécu un enfer pendant les 2 à 3 premières semaines, s’attendant chaque jour à une annonce tragique.
Le tourment s’est poursuivi ensuite pendant de longs mois.
On ne sort pas indemne de ce genre d’histoire !
En ce qui me concerne, pas de cause bien évidente, une application de sulfamides, mais datant de plusieurs semaines auparavant … et rien d’autre !
De même, je n’ai entendu parler de « Lyell » que beaucoup plus tard.
J’ai recommencé à m’alimenter fin juillet.
La peau a bien voulu repousser.
Le  chef du service, un dimanche matin, est venu me voir et m’a demandé : « Michel, qu’est-ce qui te ferait plaisir de boire ? » « – du chocolat… » « – et bien, soit !… » c’est à la petite cuiller qu’il m’a fait reprendre goût à quelques gorgées d’un liquide dont je ne sais plus si je l’ai trouvé bon.
S’asseoir à nouveau et se mettre debout, puis faire quelques pas ont nécessité du temps et quelques frayeurs.
J’ai découvert la kinésithérapie, recommencé à bouger un peu.
C’était déjà revivre !
Je fus transféré dans le service d’ophtalmologie car mes yeux me faisaient de plus en plus souffrir.
Quand je dis souffrir,  le mot me semble vide, comparé à ces douleurs intenses dues à de multiples ulcérations cornéennes.
Certains jours, les doses de calmants étaient tellement fortes que je sombrais dans une sorte d’état inconscient.
Je suis sorti du CHU le 24 décembre 1971, six mois s’étaient écoulés.
C’était Noël.
Mes parents retrouvaient un fils aveugle, perdu dans un monde inconnu.
Je n’avais plus aucune larme, mes cornée s’étaient totalement opacifiées, je n’en souffrais plus, je ne sentais même plus les cils qui frottaient dessus.
Pour que le bilan soit complet, j’avais également un rétrécissement de l’œsophage (qui fut opéré un peu plus tard), des ongles qui n’ont pratiquement pas repoussé, des cicatrices sur le thorax et à l’intérieur des bras, des dents dont l’émail a été détruit et quelques autres soucis moindres.
J’avais beaucoup de mal, je m’en souviens comme si c’était hier, à m’imaginer vivre sans infirmières, sans médecins autour de moi.
On appelle cela « l’hospitalisme ».
Et bien,  cela venait s’ajouter à tout le reste !
Que ne dois-je à mes parents et à ma sœur ! Sans leur affection bienveillante, mais aussi, et peut être surtout, leur volonté de me considérer le plus « normalement » possible, je n’aurais certainement pas surmonté les obstacles dressés sur mon chemin.
Tous ceux qui sont passés par là me comprendront :  j’appris  très vite que ma nouvelle vie, même à 13 ans, serait désormais un combat de chaque jour, et que mon parcours ressemblerait étrangement à celui du combattant.
Réapprendre à marcher, physiquement mais aussi mentalement.
Apprendre à se déplacer sans voir l’espace environnant, d’abord dans la maison puis, pas après pas vers l’extérieur.
Retourner vers les autres, que ce fut dur !
Quelle appréhension de se sentir si différent après ces bouleversements.
Réapprendre à lire et à écrire rien qu’avec ses doigts, et là une vraie satisfaction, reprendre goût : « faire presque comme avant » « des maths ! quel bonheur ! »
Les circonstances m’ont amené à poursuivre mes études dans un lycée ordinaire, l’idée d’une intégration scolaire pour des personnes comme nous existait seulement en germe : nous étions en 1973, la préhistoire dans ce domaine.
Du lycée Clémenceau de Nantes, avec toutes ces années passées depuis, je ne me souviens que de cette camaraderie tellement essentielle.
J’ai oublié les terribles angoisses des débuts, car rien n’était prévu, aucun professeur informé de ma situation et bien sûr aucun dispositif existant ni même envisagé.
Je dis quelques fois que j’ai passé mon temps, pendant 3 ans,  à faire du recopiage.
Ma sœur me dictait les textes d’Anglais et de Français, des copains, les maths ou la physique, le reste c’était les notes que je prenais en cours à la tablette Braille.
Un enseignant,  qui habitait près de chez moi, transportait ma machine à écrire, les jours de devoirs surveillés.
J’ai passé un Bac C de l’époque, l’équivalent de S d’ aujourd’hui.
Quoi faire ensuite ?
La question s’est posée.
Je fus orienté en classe préparatoire mais les conditions matérielles me firent bifurquer vers des études de kinésithérapie.
Ce choix « si l’on peut dire », fut un peu difficile.
J’étais très attiré par les matières scientifiques mais les réalités de la vie, « qui tracassaient beaucoup mes parents », plaidaient en faveur d’un métier reconnu et par ailleurs ne manquant pas d’attrait.
J’avais, au cours de ces années, repris des activités sportives :  tandem, course à pied, aviron, bénéficiant de l’accompagnement de quelques amis.
De loin en loin, je consultais un ophtalmo qui me disait à peu près toujours la même chose, « Ah vraiment, quelle histoire ! ça va ? Je surveille les publications,  mais rien de neuf… »
Les années passant, j’ai enfoui l’espoir ou l’attente d’une vision retrouvée.
La vie m’a donné de nouvelles chances.
Diplômé, j’ai commencé ma carrière professionnelle. 
Des amis m’ont fait connaître les joies de la randonnée en haute montagne, glacier, arêtes, pentes escarpées…
J’ai essayé le rafting, le parapente, je pratique le ski de fond.
Tout cela sans crainte, sans recherche du spectaculaire, simplement par goût et parce que cela m’a été proposé sans réserve ni préjugé.
Il y a eu tellement de fois où j’ai entendu « Ah ! avec votre handicap, vous ne pouvez pas… »
J’ai oublié cette partie du parcours, ces déchirements en moi qui me tordaient à m’en rendre malade, mais ils m’ont longtemps accompagné…
J’ai, dans mon métier, fait « l’école de cadre», pour pouvoir enseigner.
Former les autres m’intéresse.
Je l’ai fait en 1983, par défi : mon chef de service à l’hôpital où je travaillais m’ayant explicitement indiqué que « dans ma situation de cécité » il était « inconcevable que j’envisage cela et que de toute façon il s’y opposerait ».
Je le fis donc en disponibilité, avec seulement une bourse de la direction du travail.
Ma femme faisait « bouillir la marmite » nous venions d’avoir notre premier enfant.
Je suis aujourd’hui installé en libéral, je suis formateur et je soigne au quotidien des personnes qui vivent des situations autrement plus difficiles que la mienne.
J’ai 3 enfants, 2 filles et un garçon.
J’exerce des fonctions électives dans ma commune depuis 14 ans.
Je passe sans doute pour un privilégié.
Ce que je peux dire c’est que ce combat pour la vie, ce refus d’une exclusion basée sur des préjugés vieux comme l’histoire des Hommes, est profondément ancré en moi.
Citoyen à part entière de ce Monde, je suis des combats pour la dignité humaine et contre toutes les formes de discrimination. 
Et voir un jour ?
 C’est une question qu’on ne peut pas écarter du revers de la main,  d’un air blasé.
 En 1993, suite à des difficultés liées à un changement de pommade ophtalmique, (n’ayant aucune larme on m’a prescrit assez vite des pommades grasses),  mes yeux se sont de nouveau irrités.
Le moral assez affecté,  je suis allé consulter un ophtalmo à Paris.
Celui-ci me proposa une intervention sur l’un des mes yeux, sans me promettre ni résultat,  ni réussite, mais évoquant toutefois 30/100 de bons résultats.
Après plusieurs semaines de réflexions je tentai la « kératoprothèse ».
Miracle ! Durant plusieurs mois, je retrouvai une vision mais à quel prix !
7 interventions en 9 mois : ça ne tenait pas, ça fuyait, une fois à gauche une fois en bas…
Alors, on arrête tout, on referme !
Ma mémoire n’a même pas eu le temps de graver des souvenirs que je pourrais me repasser le soir après le boulot ! 10 ans déjà !
J’ai tiré un trait. Je ne regrette pas l’essai, mais je me suis convaincu que ma vie n’est pas dans la quête d’un événement du genre miraculeux !
A contrario, j’adhère à cette demande de recherche pour connaître enfin les mécanismes de cette maladie et avancer sur le chemin des thérapeutiques.
Qu’Amalyste grandisse, qu’elle puisse venir en aide à ceux qui en ont besoin, qu’elle ouvre la porte de la connaissance et mette des réponses en face des interrogations, qu’elle motive décideurs et chercheurs, pour prévenir si possible, pour mieux guérir si nécessaire.
ORLEANS le 27 09 2003.

 

kine2« Mon expérience de vie  personnelle m’a obligé à prendre très tôt des initiatives face à des réalités difficiles. J’y ai trouvé des valeurs et des ressources que je mets à la disposition de mes engagements d’élu ».
Cet accident de la vie qui a atteint Michel Brard l’a contraint à réapprendre à vivre, à vivre autrement avec des repères nouveaux, à transformer les barrières dressées en autant de défis à relever et à vaincre.
Il n’a jamais renoncé à vivre «normalement», en construisant une vie de famille, une vie professionnelle  et une vie publique, toutes trois riches et épanouies.
Sur le plan personnel, c’est un adepte des sports-nature, cyclo-tandem, course à pieds, rafting, marche en montagne, ski de fond…
La volonté est une caractéristique forte de sa personnalité.
La volonté est présente tous les jours de sa vie personnelle mais aussi dans l’action politique qu’il mène et dans son engagement au service de la cité. 

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Des réalisations  concrètes pour la vie quotidienne, qui sont des repères pour aujourd’hui et pour demain » 
Des exemples :                                           
TRAM : Suivi du chantier et de la réalisation des  4 stations du quartier, ainsi que des aménagements  paysagers,
SPORT : Construction du stade des Montées,
CIRCULATION : Reconstruction du « pont du bras des Montées »,
VIE SOCIALE : Implantation et Construction de la salle polyvalente Paul  Gauguin,
CULTURE :  l’ accès à la culture pour tous est passé par la création de la bibliothèque de quartier
EDUCATION :  Localisation et Choix des terrains pour le nouveau collège et l’Ecole de Musique..;

« J’ai la préoccupation de réaliser ce qui facilite l’intégration et la progression individuelle » 
 Il a conduit des politiques d’aide… 
Régie de quartier, outil d’insertion social par l’économique
Commission extra-municipale des personnes handicapées d’Orléans, chargée de l’accessibilité dans la cité, pour l’ensemble des domaines de la vie quotidienne,
Membre fondateur de Prométhée Orléans-Loiret , association pour l’insertion des travailleurs handicapés en milieu ordinaire de travail.
Un dispositif innovant mis en place en 1991 par un partenariat constructif avec le Conseil Général, la Ville d’Orléans, l’Union Patronale du Loiret et les Chambres Consulaires.
Membre fondateur et Administrateur du «Collectif Handicap-Visuel » qui regroupe des associations, des services (écoles), et des institutions,
Créateur et Organisateur des « Rencontres Ville-Handicap », en  partenariat avec les acteurs institutionnels et associatifs,
…et des politiques d’Insertion :
Réorganisation et développement des TPMR, transport pour les personnes à mobilité réduite,
Restructuration  du comité départemental « d’Education à la Santé du Loiret », à la demande du Directeur de la DDASS.
Création et Organisation de deux « Pôles Santé », chargés spécifiquement de la prévention et de l’information.
.. .

 

La profession qu’il exerce, lui offre chaque jour, l’occasion d’apporter des réponses concrètes à des problématiques humaines.
La pratique d’une écoute attentive dans le cadre d’une éthique professionnelle rigoureuse renforce sa capacité à établir des liens durables