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Réserve naturelle Saint-Mesmin
” Cela nous est offert, là,, à portée de souliers ou de roues de vélos, tous les sens en éveil, pour une découverte toujours renouvelée “
Jeudi 15 mai, en fin de journée, a été inaugurée l’exposition sur la réserve naturelle de St Mesmin, au muséum d’histoire naturelle d’Orléans.
L’association « Loire Nature Environnement » dont le siège, « la Maison de la Nature » se trouve route d’Olivet à St Marceau, nous a retracé l’histoire et les enjeux de cette zone protégée.
Sur un tronçon de Loire d’environ 9kms s’étend la réserve naturelle nationale de St Mesmin. Elle comprend trois localisations principales, la pointe de Courpin et deux îles en Loire, l’une au niveau de St Pryvé, l’autre au niveau de Mareau aux Prés.

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A proximité de St Marceau et donc d’Orléans, des hommes et des femmes travaillent à la préservation d’une zone naturelle de Loire, façonnée par le fleuve et dépendante de lui.
En effet, tel un « fleuve sauvage », la Loire par ses variations de niveaux et de débits, conditionne son environnement immédiat. Les plantes et les êtres vivants qui occupent ses rives, forment avec l’élément liquide une symbiose à l’équilibre précaire.

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Promeneur du dimanche, ou plutôt marcheur, je ne connais bien que la pointe de Courpin dans cette zone protégée. Durant ces vingt dernières années, j’ai parcouru en famille, à de nombreuses reprises les sentiers permettant d’atteindre le confluent de la Loire et du Loiret.
Depuis St Marceau, un peu comme s’il s’agissait de tracer des grandes voies de cheminements pédestres, j’ai mémorisé deux axes principaux avec quelques variantes…
Une première voie au Nord, longeant la Loire depuis le pont Royal et suivant la rive gauche jusqu’à la réserve proprement dit… Passant sous les pont Joffre puis de l’Europe et enfin de l’autoroute, on longe ensuite les champs cultivés blottis entre l’eau et la levée de Loire… D’une fois sur l’autre ce cheminement révèle des aspects nouveaux, lorsque la Loire inonde ou au contraire étale ses bancs de sable, au printemps lorsque les canards naviguent en famille à l’unisson d’un « coin coin » fédérateur ! A l’automne sous un ciel bas qui se dégage en fin de journée à l’arrivée sur le Loiret, lumière rasante sur les remous de la rencontre des deux eaux…

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L’autre voie plus au Sud, en rejoignant les bords du Loiret vers les moulins à travers les rues d’Olivet, en empruntant le sentier du Loiret passant aussi sous l’autoroute jusqu’au dernier moulin et en rejoignant la réserve après avoir traversé la départementale, longé le monastère et retrouvé le sentier de la pointe de Courpin… Il peut être si calme aux basses eaux le Loiret, et donner l’impression d’une belle étendue lorsqu’il est tout près de déborder et qu’il s’écoule ici et là dans les trop-pleins…
Que cela fait du bien d’avancer dans le calme de cette nature « authentique » ! Quelle chance nous avons, d’avoir si proche de nous cette zone où, si l’on est patient, si l’on choisit bien son moment, tôt le matin, ou à l’inverse, à la tombée du jour « entre chien et loup comme on dit »,
des surprises nous sont offertes sous la forme d’animaux furtifs « divers oiseaux, castors et autres mammifères… » fleurs et arbustes sauvages !
De plus, ce territoire humide, demeure une étape essentielle pour tous les migrateurs qui d’année en année parcourent du Nord au Sud et du Sud au Nord les grandes voies migratoires des pays du Nord de l’Europe vers l’Afrique et inversement.

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Cela nous est offert, là,, à portée de souliers ou de roues de vélos, tous les sens en éveil, pour une découverte toujours renouvelée. Respectons ce site, sachons le préserver en ne le dégradant pas.
L’ultime chemin, d’abord assez rectiligne sous les frondaisons, épouse ensuite les plis du terrains qui présentent des vagues successives et ne manque pas de charme en sinuant pour se rapprocher du Loiret.
L’arrivée à la pointe ne présente pas le même aspect suivant le niveau de l’eau. Par petit débit, l’on se verrait bien poursuivre le circuit en remontant ses jambes de pantalon et passer le petit courant du Loiret qui s’écoule vers le grand fleuve, sans souci et pour un agréable bain de pieds !
Par gros débit, l’espace terrestre se rétrécit grandement et la « poussée » de l’eau ligérienne semble faire couler son « bras résurgent » dans le sens inverse de l’écoulement habituel ! A ces moments là il n’y a que l’eau et les arbres de la rive, le sol n’existe plus, les petites plantes ont disparu et les animaux de surface ne se montrent pas ! Seuls, sans doute, les poissons sont à l’aise, prudemment il faut rebrousser chemin, pas question d’aller plus loin…
Il faut se résoudre à laisser derrière soi, l’eau, forte et puissante, qui occupe son territoire, comble les creux, entoure les troncs, lèche le haut des buttes avant de les déborder et de les recouvrir, puis s’étale de tout son long pour venir clapoter sur la pente suivante…Puis plus tard, quelque fois le lendemain, ou plus souvent quelques jours après, elle se retire, se rétracte, laissant de ci de là une flaque souvenir, rentre dans son lit pour un petit somme et puis….. Mais c’est une autre histoire !


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Pantalon et chaussures de marche sont indispensables. Les berges sont parfois difficilement accessibles, la végétation est luxuriante et il y a beaucoup d’orties.
Partez pour la journée, les trois sites sont superbes . N’oubliez pas d’emporter jumelles, et appareil photo ! Jean-François |
Quelques photos…
Retrouvez d’autres photos de Jean-François mon webmaster sur son blog : http://orleanspassion.spaces.live.com/
du coté de… l’ile de Saint-Pryvé Saint-Mesmin photos JFG











du coté de… la pointe de Courpin photos JFG




du coté de… Les îles de Mareau-aux-prés photos JFG



Références :
Réserve naturelle SAINT-MESMIN
LOIRET NATURE ENVIRONNEMENT
Maison de la nature et de l’environnement
64 route d’Olivet
45100 ORLEANS
Téléphone : 02 38 56 69 84
www.loiret-nature-environnement.org
Post Scriptum : Et le grand équipement sportif, prévu « provisoirement » à l’île Arrault, dit ARENA, dans tout ça !?
Parce qu’il faut bien dire qu’à « vol d’oiseau , protégé ou non », nous sommes tout près de cette belle nature !
Aux nouvelles, silence assourdissant !
Plus j’y pense, plus je crois qu’il faut considérer l’ARENA comme une espèce exotique dont l’introduction sur un site particulièrement sensible, « présence d’humains en grand nombre autour de la zone, avec une diversité à protéger », ne peut que générer potentiellement des nuisances considérables !
En tous les cas, toujours pas de réponses aux questions précises posées en janvier, février, mars, avril… Peut-être, le temps aidant, la lumière fait son chemin et une autre localisation a été envisagée, plus pertinente, plus en rapport avec l’exigence d’accès faciles avec les axes régionaux et nationaux, de stationnement, et de respect de l’environnement existant !?
« Et bien c’est dit, j’y crois !! »

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