Nouvel hôpital à la Source
CHR Orléans

photo JFG

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“L’hôpital de demain sera une réussite si son budget est à la hauteur des missions qui lui seront confiées, du recrutement des compétences nécessaires, et de la présence des formations médicales et para médicales”
Au conseil municipal d’Orléans de vendredi soir a été présenté le nouvel hôpital prévu pour 2015, à la Source. Il devra regrouper les deux sites, celui de la madeleine et celui actuel de la Source.
Quelques chiffres et informations : pour un montant de 620 millions d’Euro,financés par l’état à travers l’agence régionale de l’hospitalisation, une surface utile de 200 000 m², « aujourd’hui 140 000 m² », et une capacité d’accueil des malades augmentée de 30%.
Une architecture devant respecter les normes de haute qualité environnementale et un usage modulaire des fonctions médicales.
Il est prévu par ailleurs, 3 entrées distinctes pour les urgences, les usagers, les personnels.
Le projet a été présenté par le directeur général du CHRO. Une fois son exposé terminé, je lui ai pour ma part posé 3 questions :
1. l’enveloppe budgétaire prévue de 620 million sera-t-elle tenue, dans le contexte actuel et surtout quand on connaît les dérives en matière de constructions sanitaires ?
2.Où se trouvent dans ce projet les instituts de formations qui participent à l’attractivité d’un hôpital régional ?
3. enfin et surtout, avez-vous chiffré le budget de fonctionnement du nouvel hôpital, avec ces m² en plus, et ses 30% d’augmentation de capacité ? Quand on connaît l’état des budgets actuels des hôpitaux, particulièrement contraints, et les problèmes de démographie médicale en région centre et dans le Loiret…
Un bel outil est certainement une chance, faut-il encore qu’il fonctionne !
L’essentiel pour le malade, demeure la qualité des soins, directement en lien avec la présence de médecins, dans toute la diversité des spécialités, compétents dans leur domaine, de personnels soignants bien formés en nombre suffisant.
L’hôpital de demain sera une réussite si son budget est à la hauteur des missions qui lui seront confiées, du recrutement des compétences nécessaires, et de la présence des formations médicales et para médicales.
Le D.G. a répondu que sur le premier point, des marges existaient mais que bien sûr elles étaient conditionnées par un certains nombre de facteurs : taux d’intérêts pour les prêts, niveau des appels d’offre qui seront connus en milieu d’année, augmentation des coûts à la construction durant les années du chantier.
Pour les formations a été évoquée à nouveau, la question universitaire avec les pistes à suivre pour qu’Orléans prenne cette dimension dans la médecine.
« Un vrai serpent de mer !!! pas simple mais qui pourtant reste une vraie nécessité. »
Enfin, sur la question des « sous », le D.G. estime le budget de fonctionnement autour de 420 millions d’Euros, à comparer avec les 300 millions d’aujourd’hui !!
Aurons-nous les moyens de cette ambition ?
J’ai évoqué pour terminer, les autres sites du CHRO qui sont principalement dédiés à la prise en charge des personnes âgées en hébergement « EPAD, établissement pour personnes âgées dépendantes ».
J’ai seulement effleuré le sujet en indiquant qu’il y avait là aussi à mettre en œuvre les moyens d’une mise à niveau pour rendre ces établissement plus conformes à ce qu’on en attend aujourd’hui.
Le D.G. du CHRO a indiqué qu’à la Chapelle un projet de reconstruction était pratiquement abouti, et qu’à Saran il y avait des possibilités.
Enfin, il a été évoqué le projet de regroupement des cliniques au Nord de l’agglomération sur les terrains de Saran.
Ce projet semble aujourd’hui sur les rails avec même une participation de l’état. Cette participation correspondrait à la prise en compte de missions de services publics… Sur ce point, pas de précisions. Elles seront pourtant essentielles, car pour tout le Nord de l’agglomération et au-delà, des missions telles que les urgences doivent pouvoir exister dans ce nouveau pôle sanitaire. Nous en reparlerons certainement, ce dossier ayant toute l’attention du conseil général du Loiret.
Hôpital Porte Madeleine

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Téléthon 2008

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“La santé à « vitesse variable » qui existe dans les pays très libéraux, et qui se profile chez nous, et qui interdit l’accès à tel ou tel soin selon que par exemple, on est riche ou pas, me choque profondément”
La santé en action ! La santé en question ?
Année après année, le Téléthon confirme son « succès » à travers le niveau des dons récoltés toujours très impressionnants. A quoi doit- on attribuer ce succès ?
Selon moi à plusieurs facteurs.
Tout d’abord, au formidable engagement de centaines de volontaires bénévoles qui s’engagent concrètement dans des actions ciblées. Ensuite à la générosité des Français qui ne se dément pas malgré les difficultés économiques. Cette générosité s’appuie j’en suis convaincu sur le sérieux de l’AFM, principal organisateur qui depuis le début a choisi la transparence dans la gestion et la destination des fonds récoltés.
Enfin et c’est un élément déterminant, la thématique de cette action !
Au départ, les myopathies, maladies génétiques et plus largement les affections invalidantes, , la recherche, l’accompagnement des personnes souffrant de déficits divers… Autrement dit, la santé, bien universelle, des enfants et des plus grands, qu’une société moderne doit assurer et développer pour tous ces membres.
Et que devient la Santé si la recherche n’est pas au rendez-vous ?
La recherche médicale, au même titre que l’ensemble des secteurs de recherche, est- et doit- demeurer un secteur prioritaire de l’action publique. Les décisions en la matière sur le plan national font craindre des réductions de crédits dans ces domaines pourtant essentiels à notre avenir.
Le Téléthon, en plus de l’apport financier qu’il représente, montre toute l’attention que portent nos concitoyens à cette question.

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La maladie c’est aussi le soin, et le soin ce peut être l’hôpital. La qualité en matière de santé se mesure aussi aux moyens mis à disposition de nos hôpitaux. La situation est extrêmement difficile dans beaucoup d’établissements, démographie médicale, postes non pourvus, réduction de personnels soignants… L’hôpital est aussi un lieu de formation, de transmission du savoir faire, nous devons préserver cette dimension- là !
La santé à « vitesse variable » qui existe dans les pays très libéraux, et qui se profile chez nous, et qui interdit l’accès à tel ou tel soin selon que par exemple, on est riche ou pas, me choque profondément. Comme pour la recherche, l’hôpital doit pouvoir faire face à ses missions et assurer des prestations de qualité pour tous. Le contraire traduit peut être un autre choix politique mais représente surtout pour moi une régression sociale. Il nous faut sans aucun doute définir des priorités dans l’usage des finances publiques, la santé à coup sûr en est une !
Pour tous ces enfants, mais aussi pour toux ceux dont le chemin croise un jour la maladie ou l’accident, la promotion de la recherche nous ramène au cœur d’une préoccupation vitale, la défense du bien le plus précieux de l’être humain, sa Santé!

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