Marieke Aucante

Journaliste à France Télévisions et réalisatrice, Marieke Aucante a une parfaite connaissance de tous les petits pays de France.
Elle est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont Le livre du Braconnier édité chez Albin Michel, Pour un panier de morilles, chez Jean Cyrille Godefroy et chez Flammarion L’hiver en juillet et l’âge de l’ombre.
Dans tous les genres littéraires qu’elle aborde, elle montre une prédilection pour les mondes clos et fait vivre à ses personnages des passions sauvages dans un univers très personnel.
Depuis vingt ans elle s’engage pour l’amélioration de la vie des personnes en situation de handicap.
Elle a réalisé des films sur la question, dont l’annonce du handicap, les frères et sœurs, l’intégration scolaire, le handicap vu par la société moderne.

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Enretien avec Marieke Aucante n°4.

Noël ?

Marieke :  Michel, que représente Noël  et la fin de l’année pour vous?

Michel : Aujourd’hui la fin de l’année, marque pour moi, un changement de rythme de vie, sur le plan professionnel et familial. D’un côté la plupart des activités associatives et publiques s’arrêtent, de l’autre j’ai le plaisir de renouer avec la famille, neveux et nièces dispersés au quatre coins du territoire, amis d’ici et de plus loin. C’est aussi une période bien particulière dans l’évolution du rythme de la nature, , on s’enfonce dans la nuit et l’on est content de se dire « ça y est, les jours rallongent ! ! même si cela ne se verra vraiment que dans quelques semaines… »Il me semble que c’est un des sens profond de Noël, ce point « le solstice », où chaque année le clair et l’obscur atteignent un point extrême et recommencent à croître pour le premier et décroître pour le second… La fée électricité nous fait oublier ces longues nuits et ces journées très courtes mais elles sont quand même là et influencent notre horloge biologique et nos comportements. Il y a du plaisir sincère à fêter Noël, pour dire aussi, « la lumière revient, elle est devant nous, la lumière c’est forcément l’espérance en des jours meilleurs ! »

Marieke : Un souvenir d’enfance ?

Le plus ancien des mes souvenirs en ce qui concerne Noël, c’est celui d’un Père Noël à l’école de Guérande où nous habitions. Je devais être à la maternelle et nous attendions dans le silence, je pense un peu inquiets, la venue de ce Père Noël. Il y eut un bruit assez fort « genre engin qui se pose, du moins dans ma tête de 4 ans « , et il est entré ! Je ne me souviens que d’une chose, sans doute parce qu’on l’a raconté souvent dans la famille », ce Père Noël avait un élastique pour tenir sa barbe et il boitait exactement comme un monsieur qui habitait à côté de l’école. J’ai vu tout cela, je l’ai raconté à mes parents et je n’en ai déduit rien d’autre…. Cela n’a absolument pas entamé mes convictions d’enfant sur un Père Noël bien vivant à l’écoute des enfants ! Il me semble, c’est du moins ce que je garde en mémoire, que dans mon enfance, Noël était vraiment un moment particulier pour nous les enfants. J’habitais dans une toute petite ville et nous n’avions pas l’occasion de voir et d’admirer des jouets dans les magasins. J’imagine que dans les grandes villes cela existait déjà. Donc, cette période, nous l’attendions comme l’occasion unique de l’année où un personnage mi-magique mi-inquiétant, puis plus grands, les parents, nous offrait « le » cadeau de Noël. J’ai un souvenir tout à fait précis d’un château fort avec lequel j’ai tenu des sièges et entrepris des batailles durant des heures ! Et puis le Mécano, monter et démonter puis remonter, j’en souri encore en écrivant cela !

Marieke : A qui pensez-vous ou à quoi en mangeant des marrons ?

 En toute sincérité et spontanément, aux enfants ! Et plus particulièrement à tous ceux que les adulte négligent, que la société écrase, exploite ou maltraite. Je ne peux dans cette période festive écarter de ma pensée toute cette souffrance. Pourquoi les « équilibres » du Monde se font sur le « dos » de l’innocence sacrifiée ?Pourquoi les puissants si prompts à défendre leur « pré-carré », à régir le commerce, imposer la Paix ou la guerre, négligent à ce point des millions de petits, partout, de toutes les couleurs, sur tous les continents ?

Notre degré de civilisation ne devrait-il pas se mesurer à notre capacité à protéger l’enfance et à en faire le moment de la vie où tout prépare à la vie adulte, où l’éducation ouvre les portes de la réussite ; .. N’y aurait-il pas une chance de réduire toutes les « fractures, les déchirures, les haines » accumulées, qui font le lit des conflits et des idéologies de l’extrême ? !

Je pense aussi toujours à Noël aux enfants malades, à ceux que je connais, que je soigne ou que j’ai soignés et aux autres bien sûr. La maladie, l’hôpital, modifient la maturité des enfants et leur donnent la plupart du temps une perception aiguë de la vie et des gens. Ce sont des vœux que je forme pour tous ces enfants, car même s’il n’y a pas un « bon âge » pour la maladies,la souffrance, dans un monde idéal, l’enfance devrait être préservée !

Joyeux Noël, Marieke, pour vous et toux ceux que vous aimez, ceux que je connais et tous les autres.

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Entretien avec Marieke Aucante n°3.

Marieke :  Michel, vous avez décidé de vous présenter aux élections
cantonales prochaines “9 et 16mars”, quel est le sens de votre candidature?

Michel : C’est pour moi la continuité logique de mes activités et de mes engagements. A plusieurs titres, je me sens très motivé pour assurer cette fonction. Le conseil général s’occupe de domaines dans lesquels je me suis beaucoup impliqué. La dépendance, le handicap, la prévention en santé, l’éducation, les questions d’insertions économiques et d’emplois, Tout cela, mais aussi bien d’autres choses comme la diversité de l’animation culturelle ou les questions de transports… J’aimerais apporter mon expérience et construire avec les collègues conseillers généraux de l’agglomération des réponses efficaces aux enjeux d’aujourd’hui; Il y a aussi la dimension locale, la proximité avec les gens; j’aime et je connais bien mon quartier : st marceau se développe et il convient de porter une grande attention pour maintenir les équilibres indispensables à un «  bien vivre ensemble ». Cela j’en suis convaincu, ne peut se faire que par une présence constante, une proximité de contacts avec les habitants, une volonté d’agir et un réel pragmatisme. 

Marieke : vous avez déjà eu des responsabilités importantes,
“adjoint au maire d’Orléans”, comment arrive t’on à concilier ses engagements, avec le travail, la vie personnelle…?

Michel : Là aussi, il faut y mettre de l’équilibre… Les journées ont la même durée pour tout le monde, il faut faire des choix. Comme vous le savez Marieke, il y a bien longtemps que mes choix de vie m’ont amené à consacrer beaucoup de temps à des engagements associatifs et publics. Quand je ne suis pas à mon travail, je suis chez moi avec les miens ou ailleurs avec des gens qui œuvrent et qui donnent eux aussi de leur temps. Vivre pour moi c’est partager l’action, rechercher ce qui unit pour construire toujours et encore.Le sens que je donne à ma présence sur cette terre, c’est vraiment cela, l’engagement, l’envie d’agir et le plaisir des rencontres riches d’humanité, d’amitiés nouvelles. Il faut certes, savoir se lever tôt, se coucher souvent tard et ne pas être “à cheval” sur des heures fixes de repas! La satisfaction d’un projet bien conçu, résultat d’heures et d’heures d’échanges où le croisement des idées a donné du sens et de la richesse, voilà un temps de vie plein de promesses ! J’ai par exemple en mémoire, la « construction » de «  Prométhée -Orléans -Loiret », dont j’ai été l’un des fondateurs. Comment bâtir, une structure véritablement innovante, « elle l’était au début des années 90 », en unissant les compétences et les attentes de gens d’horizons très divers. : Chambre de Commerce, Union Patronale, conseil général, ville d’Orléans, associations … Un vrai challenge qu’il a fallu installer dans la durée et adapter au fil du temps… Expérimenter, innover, mettre en œuvre, toutes ces phases de préparation représentent toujours beaucoup d’investissements mais sont tellement intenses !

Marieke :  une nouveauté dans l’élection, la présence d’une remplaçante!
Qu’en pensez-vous? comment s’est fait votre choix?…

Michel : J’avais souhaité cette évolution et vraiment je me réjouis de partager cette candidature avec Nathalie. Pour moi-même si la dénomination est celle de « remplaçante », , elle est plus exactement une co-équipière, et nous nous présentons ensemble. Nous travaillons ensemble les dossiers, nous rencontrons ensemble les habitants et j’espère nous travaillerons ensemble à leur service, après l’élection. C’est moi qui lui ai proposé cette « aventure » en considérant ses qualités, ses compétences et les affinités que nous avions tous les deux. Je crois que nous partageons des valeurs essentielles, avec chacun une expérience de vie différente.Je suis sûr que la complicité que nous avons bâtie au fil du temps, sera un atout au service d’une plus grande efficacité. Dans cette campagne, il est important pour moi de pouvoir partager mon expérience avec quelqu’un de plus jeune qui souhaite agir et s’engager. C’est aussi une façon simple et directe de se remettre en question, de préciser sa pensée ou de mieux expliquer certains aspects . En bref et en conclusion je ne trouve que des point positifs à cette évolution du code électoral.

 

 

 

Entretien avec Marieke Aucante n°2. 

Marieke : Michel, je sais votre  combat pour l’égalité, pour
l’accessibilité des personnes en situation de handicap. Je vous ai
rencontré en 1990 où vous avez lancé à la Mairie: Orléans ville handicap.
Vous connaissez mes engagements à travers mes films  sur la question
du handicap, comment en est-on arrivé là: Une gare nouvelle, après la
loi sur le handicap, qui ne respecte pas les personnes en situation de
handicap? une entreprise publique qui ne respecte pas les citoyens?

Michel : Comment et pourquoi, je ne sais, je constate seulement
l’absence de volonté d’agir dans ce domaine. Il faut savoir, que
sur un projet comme celui-là, d’une telle importance à la fois sur
le plan financier et par l’impact qu’il représente sur la vie
quotidienne des gens, il n’y a eu aucune consultation d’instances
ou de personnes compétentes sur l’accessibilité handicapés. Que par
ailleurs, des structures locales des grandes associations et des
personnes qualifiées qui ont, par exemple, suivi la totalité de la
mise en oeuvre du Tram, de la conception à la réalisation, n’ont
pas été sollicitées, alors qu’elles sont riches d’une expérience et
d’un savoir faire indéniable.
Enfin, comme pour d’autres projets, le nombre important de “membres
responsables” du pilotage de l’opération a permis ce “petit jeu”
assez courant dans notre pays du style “c’est pas moi c’est
l’autre”…
Avec comme conséquence la plus navrante, l’incapacité, pour ne pas
dire le refus, de prendre en compte, même en retard la demande
légitime d’aménagement des quais, dans le respect de l’esprit et de
la lettre de la loi de 2005. J’ai attiré l’attention des autorités,
il y a un an et demi, à un moment où tout était encore possible, un
chantier en cours et des quais que l’on pouvait mettre aux normes
sans problème. Le comité de pilotage a argumenté sur “pourquoi et
comment ne pas faire” alors que notre seule et unique objectif
était “il faut faire!” Comment et pourquoi? Sans doute finalement
qu’une préoccupation comme celle là reste encore aujourd’hui
totalement étrangère voir gênante pour certains décideurs.

Marieke : Toutes les entreprises d’après la loi ont dix ans pour se
mettre aux normes d’accessibilité. Que faut-il faire pour éviter
qu’après Orléans,  une nouvelle construction ou tout autre projet
n’intégre pas les dispositions de la loi?

Michel : Mon expérience d’élu local et de “spécialiste” de la question
m’amène à affirmer que la loi en elle-même ne suffit pas pour que
concrètement tout se passe pour le mieux. Partout, dans les cercles
de décision et de d’arbitrage, il faut que des personnes motivées,
compétentes, attentives, expliquent et fassent comprendre, qu’au
même titre que d’autres préoccupations, l’accessibilité doit être
au coeur de tout projet, de toute réflexion, comme partie
intégrante et non comme pièce annexe rajoutée.
De plus, et c’est une conviction acquise sur le terrain, la qualité
des projets s’en ressentira, pour un bénéfice au profit de tous les
usagers. C’est à cette seule condition qu’un  véritable “accès pour
tous” deviendra une réalité.
Enfin, l’expérience des personnes concernées est irremplaçable et
partout où c’est possible les échanges entre “hommes de l’art”,
architectes, ingénieurs, techniciens, administratifs… et
personnes à mobilités réduites doivent être la règle d’une démarche
efficace et concertée. Si l’accessibité se joue à la conception,
elle se joue une seconde fois, à la mise en oeuvre et à la finition
dans le détail, dans le fonctionnement, la communication et
l’information. Il convient donc, lorsqu’on est en charge des
responsabilités, à tout niveau, d’intégrer cette donnée qui n’est
pas accessoire mais souvent déterminante pour l’usager. “le diable
est dans les détails” pour une personne à mobilité réduite: la
ville, les transports, les lieux publics, d’habitation ou de
travail, les outils de la communication moderne… sont souvent
minés par “le ou les détails qui tuent!!”
Ce travail là c’est celui du quotidien, c’est celui que la loi
n’impose pas forcément mais qui doit s’imposer à tous.

Marieke : En ce qui concerne le problème de l’eau sur la planète,
Mikhaïl Gorbatchev, président de Green Cross international a déclaré
cette semaine à Paris  “Privez d’eau pendant deux jours ces décideurs
qui parlent sans rien faire et les choses changeront”,
Et si vous proposiez lors de la manifestation  des bouchons dans les
oreilles, un bandeau sur les yeux et un fauteuil roulant ?
Pourquoi devrions nous attendre que les gens soient concernés par le
handicap pour faire respecter la loi?

Michel : Je dirais : “allons-y!” certaines personnes, sans doute assez
nombreuses, je pense,  ne prennent en considération que ce qu’elles
connaissent, ce qui les touche de près, ce qui les intéresse ou ce
qui leur rapporte d’une manière ou d’une autre. Ce que l’on nommera
“l’intérêt général, la solidarité…” nécessite souvent beaucoup
d’énergie pour émerger et amène la plupart du temps les
commentaires suivants sur “les difficultés pour la mise en
oeuvre… le coût… l’effort consenti….”
Il y a là sans doute du culturel, de la routine dans les modes de
pensée!
Nous avons encore devant nous de “belles années” de combat pour une
vraie citoyenneté de droits et de devoirs pour les personnes en
situation de handicap. Comme nous le savons les uns et les autres,
il n’y a pire sourd que le responsable qui ne veut pas entendre! La
cécité du coeur est  la pire de toutes, il ne suffit pas de voir
les problèmes, ce qui compte c’est d’agir pour les résoudre!
L’inertie voire l’immobilisme du monde institutionnel sont
rarement  dûs à un “trouble moteur”! Il y a du confort dans le
conservatisme, malheureusement pas pour l’usager à mobilité réduite
en recherche d’autonomie.
Cela pour dire que l’évolution déterminante se joue à de multiples
niveaux : la loi qui donne un cadre et impose, absolument
nécessaire mais pas suffisante; l’échelon local avec les
collectivités qui mettent en oeuvre les réalisations, les services;..
Les grands services de transports, car le déplacement est une des
conditions de l’autonomie…
Et partout et encore ailleurs, l’échange, le dialogue,
l’expérimentation, la présence des personnes concernées, de la
naissance à la réalisation ultime d’un projet quel qu’il soit, et
ce, pendant encore des années! Seulement à cette condition nous
rattraperons notre retard sur les meilleurs de la classe Européenne!

 

 

Entretien avec Marieke Aucante n°1.

Marieke: comment peut-on encore  sauver la planète ?

Michel : l’eau est bien sûr une question centrale dans les problématiques
environnementales et tout simplement pour la vie des  êtres vivants…..
A titre personnel, j’utilise facilement deux expressions courantes sans
doute “l’eau c’est la vie” et “l’eau est un bien précieux”;… j’ai répété
cela à mes enfants pour leur expliquer l’importance de ne pas gâcher l’eau
“douches trop longues;. robinet qu’on laisse couler sans raison;..,
obligation de récupérer l’eau de pluie pour arroser le jardin….”

Concrètement, la coopération décentralisée permet aux collectivités qui
le souhaitent d’échanger des compétences,des expériences d’un continent à
l’autre; dans ce cadre là, très respectueux de chaque interlocuteur, il y a
beaucoup de possibilités d’actions de co-développement.
Entre 1995 et 2001 nous avions établi des relations très étroites avec le Bénin et  les
liens existent toujours….

Au coeur des enjeux d’aujourd’hui et encore plus de demain,
l’eau, l’énergie, les déchets!
Pour ces trois domaines, on doit mettre en oeuvre des dispositifs pour
économiser et contrôler la consommation or, il y a augmentation, de la consommation, du coût,des volumes à traiter à transporter……
La première des questions à court terme selon moi, est donc comment
économiser? Collectivement et individuellement, en sachant que les réductions
doivent bénéficier en priorité à ceux dont le pouvoir d’achat est le plus
réduit.

Marieke: Mickhaïl Gorbatchev Président de Green Cross International
lance une campagne publique  de sensibilisation pour l’adoption d’une
convention cadre sur le Droit à l’eau, si une telle convention était
adoptée par les Nations Unies, les populations concernées pourraient
faire valoir leur droit à l’eau potable et à l’assainissement et en
exiger l’application par leurs gouvernements.
Croyez-vous que localement  on  puisse se mobiliser et de quelle façon?
Que préconisez vous?

Michel : L’eau occupe une place importante sur le plan des moyens mis en oeuvre :
1 eau potable : zones de captages, traitement avant distribution,
distribution….
2 eaux usées : réseau d’assainissement, UT “usine de traitement”, rejets….
3 eaux de ruissellement : bassin de rétention, stockage, qualité de ces
eaux;…
4 cours d’eau : la Loire et les rivières…..

L’eau potable est essentielle pour notre vie et notre survie!
Se pose la question récurrente des nappes phréatiques? qualité de l’eau?
Dans notre secteur, il est bien clair qu’il faut aider l’agriculture à faire
disparaître l’emploi de toutes les substances toxiques et polluantes pour les
nappes; dans ce secteur stratégique de l’alimentaire, donnons les moyens à
la recherche pour, dans un premier temps, substituer aux produits
phytosanitaires les plus nocifs d’autres sans impact sur l’eau;
l’autre aspect étant bien sûr à la fois la nature des cultures “très gourmandes ou
non en eau” et les pratiques “arrosages massifs…” qui devraient pouvoir
être modélisées et maîtrisées…
pourquoi par exemple, quand au printemps il fait chaud, ne pas seulement
arroser aux heures les plus froides “très tôt ou très tard?” pourquoi ne pas
développer des barrières naturelles au vent dominant d’ouest avec des lignes
d’arbres?
Pour la population des villes il est impératif que la qualité des eaux des
nappes s’améliore, même si pour nous à Orléans les zones de captage sont
relativement bien protégées….
Economie d’eau potable : à court terme la collectivité doit montrer
l’exemple et réduire l’usage de l’eau dans la ville et la limiter au strict
nécessaire : exemple : dans le choix du paysagé et du fleurissement, il faut
s’orienter vers des espèces ne nécessitant que les bienfaits du ciel!!
sur le moyen et long terme : il faudra réserver le réseau potable à l’usage
alimentaire et développer des circuits d’eau pour les usages d’arrosage et
de nettoyage; il y a bien sûr un coût d’investissement à amortir sur le long
terme….


Marieke : L’eau  c’est la vie et  l’accès à l’eau si difficile fait naître les conflits.
Plus d’1,2 Milliard d’individus n’ont pas accès à l’eau potable aujourd’hui et 2,4
milliards à un assainissement de base.
Selon vous que peut faire une ville pour sensibiliser ses habitants à ce problème capital:
L’eau source de la vie , duquel dépendent tous les autres problèmes ?

 Michel : Information sensibilisation : dans beaucoup de domaines, la pratique
individuelle peut être “source” d’économie considérable : réduire sa
consommation d’eau par les gestes simples peut stimuler le collectif
…. au bout il y a aussi  la diminution de la facture,argument non nul!
Pour moi le contexte est essentiel : dans une société de “surconsommation et
de gâchis” le message a du mal à passer;… dans un projet de développement
durable, le volet “économies” sera conjugué à tous les temps et donc il y a
une vraie cohérence…. par contre, ne nous y trompons pas, c’est un
changement radical des comportements, sommes nous prêts pour cela?
En ce qui concerne l’assainissement : aujourd’hui les eaux usées sont filtrées et traitées avant rejet…
Il existe des alternatives totalement naturelles pour recycler les eaux
usées… une grande agglomération doit pouvoir expérimenter un tel
dispositif car comme pour l’eau potable, le traitement de l’eau coûte
extrêmement cher et pèse assez lourd dans les finances locales. Il faut
assurer l’efficacité des dispositifs, la pérennité dans le temps, le coût
pour la collectivité et donc pour chaque contribuable, et l’impact sur
l’environnement….
L’eau “courante” : un grand objectif, mobilisateur  sera de rendre
totalement “propres” nos rivières et la Loire!
les activités humaines produisent des déchets souvent toxiques… à grande
échelle “industrie, agriculture…” mais aussi à l’échelle individuelle ce
qui est loin d’être nul “désherbants dans les jardins, huiles de vidanges,
produits ménagers contenant du chlore ou …. dans les eaux de ruissellement
tout cela circule et vient s’inclure dans la chaîne biologique captée par
les micro organismes, les plantes et les animaux….
Il y a le visible, les décharges sauvages au bord des cours d’eau, laides et
monstrueuses, mais il y a l’invisible hyper toxique comme le pyralène dans
le Rhône et peut être dans d’autres fleuves y compris notre Loire! Donc, si
comme c’est déjà le cas, la Loire est patrimoine de l’humanité “UNESCO”,
pourquoi pas en faire un fleuve “totalement propre, sans pollution,”l’eau
est à l’évidence au premier rang du patrimoine de l’humanité!!!

Une réponse to “Entretiens avec Marieke Aucante”

  1. quintalet jean-claude à dit:

    j’admire toutes vos oeuvres, elles sont toutes trés proches, voire même en osmose, avec les actions que nous menons dans le WWF France et par moi même dans le PACA, je vous suis redevable, et si par hasard, vous venez dans les bouches du rhône, je serais votre obliger
    Vos livres son merveilleux

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