Orléans Saint Marceau – Michel Brard Conseiller Général du Loiret

VIE PRATIQUE

L’insertion ! Un nouvel enjeu de pouvoir ?

 
En juillet, au conseil municipal, a été décidée la création d’une association d’insertion para municipale. Jusque là rien à dire. Seulement, en y regardant de près, dans le dossier de délibération, ne figurait aucun statut, et pour cause, l’association n’existait pas légalement. On nous proposait par ailleurs, de lui verser 80.000 €, excusez du peu !

Depuis l’association existe « sur le papier » et se veut remplacer en particulier les régies de quartier d’Orléans, à la Source et à l’Argonne.

Si, sur l’objectif, d’avoir un outil municipal d’insertion, je ne trouve rien à redire, sur la méthode je suis vraiment choqué !

Avant de poursuivre mon propos je vous livre ci-après les déclarations des deux présidents des deux régies Orléanaises.

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 Le Président

 Les régies de quartier et l’Agglo : mise au point nécessaire !

 La République du Centre a rendu compte dans son édition du 25 septembre du débat qui a eu lieu à la CAO à propos de la désignation de ses représentants au sein de la nouvelle association Orléans insertion emploi (OIE), créée par la ville d’Orléans pour reprendre les activités des deux régies de quartier, Repères et Argonne Service Plus (ASP).

A l’occasion de ce débat, plusieurs élus ont commis quelques « approximations » et il me paraît donc utile de faire une mise au point car ces assertions concernent directement Argonne Service Plus (ASP).

 1.      M Charles Eric Lemaignen a expliqué qu’il fallait que la CAO entre au conseil d’administration d’OIE pour l’aider à mener ses actions d’insertion.                                   Il m’est agréable de lui préciser qu’ASP passe convention avec la CAO, depuis plusieurs années, pour mener des actions d’accompagnement socioprofessionnel préalables à l’insertion, sans que la CAO siège à son CA et les deux, ASP et CAO, s’en portent fort bien. A contrario, Repères a « bénéficié » de la présence de deux conseillers municipaux d’Orléans à son CA et cette présence ne semble pas avoir été une garantie de pérennité de l’association. Je me demande donc si la déclaration du président de la CAO est l’annonce d’une nouvelle orientation selon laquelle la CAO siègera au CA de toutes les associations dont elle soutient l’action. Je souhaite dans ce cas courage et abnégation aux élus communautaires.

  1. 2.      Mme Isabelle Baranger quant à elle, nous a annoncé que ASP et OIE avaient signé un protocole d’accord et elle s’est avancée à annoncer « une fusion dans quelques jours ». Non seulement elle n’a pas précisé les raisons de cette signature mais elle annonce en plus une contre-vérité. Pourquoi ? 

Depuis qu’ASP a engagé, contrainte et forcée, les discussions avec la ville d’Orléans puis avec OIE, nous avons demandé à négocier un traité de fusion. Ce traité est le seul moyen d’obtenir toutes les garanties juridiques en matière de contrats de travail, y compris pour les emplois aidés, en matière de transfert de marchés, en matière de conventionnement avec l’Etat, en matière de transfert de patrimoine…

Faute d’obtenir rapidement un accord sur la négociation de ce traité de fusion et pour sortir du flou dans lequel nous maintenaient les tergiversations de la ville d’Orléans puis d’OIE, ASP a proposé à OIE de signer « un protocole d’accord en vue d’aboutir à un traité de fusion puis un accord de fusion-absorption » dans lequel ASP et OIE ont pris des engagements sur le contenu du traité, sur la méthode pour parvenir à la signature de ce traité et sur le calendrier des actions à entreprendre.

                        La fusion n’interviendra donc pas « dans quelques jours » comme le donne à penser Mme Baranger, mais plutôt à la fin de l’année, si toutefois nous parvenons à nous mettre d’accord sur le traité de fusion. Si cet objectif est atteint, ce sera grâce à l’action déterminée d’ASP pour traiter cette affaire dans la clarté et la transparence et à personne d’autre.

  3. M Olivier Carré, lui, a repris l’antienne habituelle sur « la fragilité des associations ».

A un moment où tant d’associations sont en effet fragilisées par la politique des pouvoirs publics, je suis heureux de lui indiquer qu’ASP devrait enregistrer, fin 2009, son quatrième exercice excédentaire consécutif ce qui explique d’ailleurs qu’OIE soit si pressée de récupérer le patrimoine et la trésorerie de notre régie de quartier. Nous ne demandons évidemment pas à Olivier Carré de nous dresser des lauriers, ce qui serait excessif, mais seulement de faire preuve de mesure et de clairvoyance dans ses jugements ; nous savons qu’il peut le faire puisque l’organisme qu’il préside a reconduit pour un an (juillet 2009-juin 2010), au profit d’ASP, association a priori « fragile», le marché ménages qu’il nous confie.

 Cette mise au point n’a pas pour but de polémiquer ni de « compliquer les choses », alors que nous faisons la démonstration chaque jour que nous essayons de trouver des solutions aux problèmes auxquels nous sommes affrontés ; elle est seulement l’expression de militants bénévoles qui prennent chaque jour leurs responsabilités, souvent dans un contexte difficile, et qui en ont assez d’entendre certains élus leur faire la leçon quand ils ne les accusent pas d’illégitimité. 

Rémy BLONDEL

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Président d’Argonne Service Plus

 Association R.E.P.E.R.E.S

Régie de Quartier de la Source

Déclaration de M. Hyacinthe BAZOUNGOULA

suite au Conseil d’Administration de REPERES du 14/09/09.

 * Après la décision du Conseil d’Administration du 5 juin 2009 de ne pas désigner de représentants au conseil d’administration de l’association que doit créer la ville d’Orléans et de laisser à ses membres le libre choix d’adhérer ou non à cette nouvelle structure,

 * Après la déclaration du bureau du 17 juin, qui marque le refus unanime de tous les membres du bureau (1 membre était représenté) de siéger dans les instances de cette nouvelle association,

 * Après les dernières informations transmises en juillet par la mairie et le 11 septembre 2009 par les dirigeants de la nouvelle association dénommée Orléans Insertion Emploi,

 * Après la décision du report du jugement du TGI de l’audience du  11 septembre 2009 au 9 octobre 2009 à la demande de la nouvelle association  pour lui permettre d’affiner son offre de reprise qu’elle venait d’adresser à l’administrateur  judiciaire.

 M. Hyacinthe BAZOUNGOULA, Président de REPERES  déclare que le  Conseil d’Administration de l’association en réunion ordinaire le 14 septembre 2009 :

 -          Prend acte de la décision unilatérale de la ville d’Orléans de créer une association communale d’insertion ayant pour objectif de reprendre les activités des deux Régies de Quartier d’Orléans et en particulier les marchés confiés aux deux associations par la ville et l’OPH « résidence de l’Orléanais ».

-          Désapprouve totalement cette décision qui a pour conséquence, la suppression de la Régie de Quartier REPERES, et aussi, celle de la Régie de Quartier de l’Argonne (Argonne Service Plus).

-          Déclare que cette décision relève d’un profond mépris de la vie associative indépendante.

-          Renouvelle sa décision de ne pas désigner de représentants au sein de l’association Orléans Insertion Emploi nouvellement créée. Les membres issus de REPERES qui y siègent le font à titre purement personnel et affirme qu’en l’état, les statuts de l’association « communale » ne correspondent en rien aux 3 raisons essentielles de l’existence d’une Régie de Quartier :

  • La participation directe des habitants comme salariés et comme acteurs de leur quartier.
  • L’insertion des personnes les plus en difficulté.
  • La création et/ou recréation de lien social sur le quartier visant à reconstruire de nouveaux modes de démocratie locale.

-       Réaffirme le mandat du Président pour suivre la procédure judiciaire en cours afin d’aboutir avec l’Administrateur Judiciaire et le Mandataire Judiciaire à une reprise totale de tous les salariés dans le respect  de toutes les conditions juridiques requises.

 Dans ce cadre, le Conseil d’Administration s’insurge contre le sort réservé à ce jour, aux salariés de la structure de l’association REPERES et notamment son comptable et son Directeur.

 Comme cela avait déjà été signifié dans la déclaration du bureau du 17 juin 2009, le Président confirme que le Conseil d’Administration suivra de très près l’évolution de la situation de chacun des salariés.

 D’ailleurs, REPERES, ne veut-il pas dire aussi :

 Rester Ensemble Pour Ecouter Réagir et Etre Solidaire.

Ne l’oublions pas !

Orléans, le 16 septembre 2009.

Pour le Conseil d’Administration

Le Président, Hyacinthe BAZOUNGOULA.

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Dans cette confrontation, pot de terre contre pot de fer, l’issue ne fait pas de doute !

Cependant, cette manière d’agir de la municipalité, écrasant l’initiative associative parce que la considérant comme un contre pouvoir inacceptable, laisse mal augurer de la suite.

L’investissement humain, au service des habitants et des quartiers, sur les bases du lien social, du travail et de la citoyenneté, réalisé par les deux associations a été rayé d’un trait de crayon !

On aurait pu faire autrement, y compris dans un projet similaire. On aurait pu associer les habitants, les salariés, les bénévoles, et bâtir un véritable projet associatif. Ce n’est pas le cas et c’est dommageable pour tous celles et ceux qui en ont besoin.

 Le président de commission locale d’insertion que je suis, sera attentif à l’évolution des choses dans ce dossier. L’insertion ne se décrète pas par des effets de manches !

Les personnes qui sont suivies par les services du département, en orientation professionnelle dans le cadre du « RMI-RSA », sont toutes des cas spécifiques nécessitant bilan, projet personnalisé et accompagnement.

La crise financière et ses effets économiques désastreux sur l’emploi compliquent tout ce travail et précarisent encore plus les personnes en situation de recherche d’emploi.

Casser sur le territoire de la ville, deux outils expérimentés, était-ce le meilleur servi à rendre aux habitants de ces quartiers ?

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Lettre ouverte aux parlementaires du Loiret… 

Les réponses…

Le 27 mars dernier, les Conseillers Généraux du Groupe Socialiste, Vert et Républicain envoyaient une lettre ouverte à tous les parlementaires du Loiret à propos du manque de place pour la scolarisation des enfants handicapés.
Si nous regrettons l’absence de réponse de l’ensemble des députés de notre département, nous remercions Monsieur Doligé pour son intervention auprès du gouvernement et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) ainsi que Monsieur Sueur qui a immédiatement transmis notre lettre à Monsieur Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale, à Madame Valérie Létard, Secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité et à Madame Roseline Bachelot-Narquin, Ministre de la santé et des sports.
Voici les réponses de Monsieur Darcos et de Madame Létard.
Monsieur DARCOS rappelle que
” La scolarisation des élèves handicapés dans les écoles et établissements scolaires constitue une priorité affichée du Président de la République” 
Il relate les mesures mises en place pour la rentrée 2008:
 
” le renforcement du service ‘aide handicap école’ et de la coordination entre les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) et les services déconcentrés de l’Education Nationale, la résorption des dossiers en retard dans les MDPH, qui conduira à un raccourcissement des délais de traitement des flux de dossiers, et la mise en place d’un réseau d’inspecteurs du second degré spécialisé dans la scolarisation des élèves handicapés, à l’instar de ce qui existe dans le premier degré.” 
Puis suit un paragraphe sur le personnel :
 
” Il n’est pas possible d’envisager la pérennisation des personnels exerçant la fonction d’assistant d’éducation […]. La fonction d’auxiliaire de vie scolaire doit être considérée comme une étape dans le parcours des intéressés… 
Ce n’est que dans le dernier paragraphe que le problème du Loiret est abordé:
 
“Concernant plus particulièrement la scolarisation des enfants handicapés dans le Loiret, j’adresse immédiatement votre dossier à l’Inspection académique du département du Loiret, afin qu’elle l’examine avec le plus grand soin.” 
Espérons que l’Inspection Académique du Loiret examine ce dossier très rapidement afin que des places soient trouvées pour la rentrée 2009. 
Madame Létard nous répond en nous décrivant le fonctionnement des MDPH.
 
“La création des MDPH constitue un élément central de la réforme de 2005. Elle a permis d’engager, au plan local, un véritable travail partenarial sur la politique d’accompagnement des personnes handicapées et il faut à tout prix éviter que leurs difficultés actuelles viennent jeter un doute sur leur utilité. 3 ans après leur création, personne ne peut nier ces difficultés de fonctionnement […] liées tout d’abord à la révolution culturelle que nous avons demandée aux équipes de réaliser en un temps record et ensuite aux difficultés de constitution et de gestion des équipes. […] Très prochainement, 10 millions d’euros seront répartis entre les MDPH en fonction des besoins constatés. Le solde sera versé d’ici fin 2009 en fonction des postes encore vacants à cette date. Vous serez très prochainement informés du montant dont bénéficiera le département du Loiret à ce titre. […] Pour leur permet de mettre en œuvre les réformes récemment décidées, notamment l’extension de la prestation de compensation du handicap aux enfants et la réforme de l’allocation aux adultes handicapés, nous avons demandé à la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie ( CNSA) d’augmenter une nouvelle fois de 15 millions d’euros sa participation au financement des MDPH. Le montant précis dont bénéficiera le Loiret vous sera précisé très prochainement. […] Il faut souligner que le conseil général du Loiret dispose de réserves à hauteur de 9.5 millions d’euros au titre de la prestation de compensation du handicap qu’il peut réinvestir tant dans le fonctionnement de la MDPH que dans l’abondement des fonds départemental de compensation.[…] Plus largement, le gouvernement s’est fixé deux objectifs lors de la conférence nationale du handicap du 10 juin 2008 :
  • poursuivre l’amélioration de la qualité du service rendu aux personnes handicapées et à leurs familles en simplifiant les modalités de traitement des demandes et en formant mieux le personnel grâce à un partenariat accru entre la CNSA et le centre national de la fonction publique territoriale
  • faire évoluer le statut des MDP. et de leur personnel pour leur permettre de remplir pleinement leurs missions.
[…] Pour y parvenir, l’idée d’une transformation des MDPH en établissements publics locaux est actuellement à l’étude.” 
Cette réponse sur les MDPH, alors que nous ne remettions pas en cause le fonctionnement de la MDPH du Loiret, ne nous permet pas non plus d’espérer de nouvelles places pour la rentrée 2009. 
Par contre, nous avions également envoyé cette lettre à Monsieur le Préfet de la Région Centre et du Loiret. Nous retranscrivons ici l’intégralité de sa réponse effectuée par l’intermédiaire de Madame Chrystèle MARIONNEAU de la Direction Départementale Des Affaires Sanitaires et Sociales(DDASS).
 
” Suite à votre courrier transmis par la préfecture du Loiret en date du 1er avril 2009 concernant les décisions d’orientation prise par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées(CDAPH) et les listes d’attente existantes en matière de scolarisation des enfants handicapés, je peux vous apporter les éléments suivants :
Depuis la loi numéro 75 – 534 du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées, de grands progrès ont été réalisés en matière d’accompagnement et de scolarisation des enfants et adolescents handicapés. Fort de ces évolutions, les services de l’État dans le département du Loiret affirment leur volonté d’apporter une réelle prise en compte des besoins des enfants handicapés, conformément à la loi numéro 2005 – 102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Toutefois, une analyse de la situation locale, réalisée notamment par le biais de l’étude du Programme interdépartemental d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie (PRIAC), du schéma départemental de l’enfance handicapée est inadapté, de données démographiques recensées par l’INSEE et du bilan d’activité 2008 de la CDAPH montre que le nombre d’enfants et d’adolescents inscrits sur les listes d’attente reste important dans le département du Loiret. L’étude réalisée par la MDPH relative à la scolarisation des enfants handicapés a également interpellé mes services.
Il ressort de cette analyse que, de manière globale, le département du Loiret dispose au 31 décembre 2008 d’un taux d’équipement en établissements et services pour enfants handicapés (8.71 places pour 1000 habitants de moins de 20 ans), inférieur à celui de la région centre (10.07). Il est également inférieur au taux d’équipement national qui s’élève à 9.33. Face à une croissance démographique positive de la population du Loiret, le département du Loiret rencontre d’autant plus de difficultés à rattraper son retard d’équipement.
Pour les cinq prochaines années, le PRIAC prévoit principalement la création de 35 places en Instituts Médicaux Educatifs (IME) dont la plupart à destination d’enfants présentant une déficience intellectuelle et ce, à l’est du département, la zone la moins pourvue. Il est également programmé l’extension ou la création de 87 places en Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile (SESSAD). Il convient aussi de souligner que, prenant en compte les besoins identifiés, le PRIAC prévoit la création d’un troisième Institut Thérapeutique, Educatifs et Pédagogiques (ITEP) là encore dans l’est du département.
Ainsi, mes services tendent à développer et à diversifier l’offre médico-sociale de manière homogène. Cependant, il importe de préciser que, après avoir eu connaissance des besoins de l’ensemble des départements, la Caisse Nationale des Solidarités pour l’Autonomie (CNSA) alloue une enveloppe budgétaire, à laquelle chaque DDASS est contrainte, pour l’attribution de places nouvelles aux établissements et services du département.
Enfin, en pratique, les décisions d’orientation de la CDAPH, pris au titre du 2ème alinéa du chapitre I de l’article L241-6 du code de l’action sociale et des familles, sont proposés aux familles mais elles ne s’imposent aux établissements et services départementaux que dans la limite des places disponibles. Autrement dit, les établissements et services étant contraints de respecter le nombre de places autorisées, l’admission des enfants est subordonnée à l’état des listes d’attente.
Cette situation n’est pas, comme vous l’avez indiqué, admissible. Dès lors, l’adaptation de l’offre médico-sociale doit être poursuivie en concertation avec l’éducation nationale, les membres de la MDPH et les acteurs locaux. La publication des textes définissant et encadrant les coopérations entre le milieu ordinaire et médico-social ainsi que la réactualisation du schéma départemental de l’enfance handicapée est inadaptée devrait favoriser le travail partenarial déjà engagé.
Mes services restent à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.” 
Voici enfin une réponse concrète. Mais 5 ans c’est long. Que peut-on espérer pour la rentrée 2009?
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Février 2009  Numéro 2

La scolarisation des enfants handicapés dans le Loiret
La Maison Départementale du Handicap organise entre février et mars, 5 matinales sur différentes thématiques autour des personnes en situation de handicap.
Ces réunions, dont 3 ont déjà eu lieu, regroupent des professionnels du secteur, des responsables d’associations, des membres des différentes commissions de la MDPH. Des intervenants extérieurs présentent la problématique et le débat est ensuite ouvert avec la salle.
Pour ma part, j’ai participé à deux de ces réunions, la première sur le fonctionnement des maisons départementales et la troisième sur la scolarisation des enfants handicapés dans le Loiret.
A l’occasion de cette dernière, le directeur de la MDPH et la responsable du pôle enfance, ont présenté une étude sur la situation et les besoins en matière de scolarisation aussi bien dans le secteur médico-social que dans celui de l’éducation nationale.
Je vous livre l’essentiel de ce qui m’a interpellé.
Rappel :
La MDPH doit assurer un rôle d’observatoire des besoins de la population du Loiret en matière de services spécialisés dans la compensation du handicap. Il est indispensable de veiller aux suites réservées aux décisions d’orientations prises par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) en accompagnant les personnes handicapées dans l’effectivité de leur décision.
L’observation réalisée par la MDPH doit avoir pour finalité d’éclairer les décideurs publics dans l’orientation à donner au développement de l’offre de service sur le territoire.
La CDAPH, dans le cadre du pôle Enfance, oriente l’enfant, d’une part, vers le milieu médico-social :
JES jardin d’enfant spécialisé,
IME institut médico éducatif,
ITEP, institut thérapeutique éducatif et pédagogique,
SESSAD, service d’éducation spéciale, de soins et d’aide à domicile 
Et d’autre part vers le secteur scolaire ordinaire, avec comme dispositifs :
CLIS: classe d’intégration spécialisée  en primaire;
UPI : unité pédagogique d’intégration, pour le secondaire.
Avec la possibilité de l’attribution d’une AVS, auxiliaire de vie scolaire.
Un constat alarmant.
Constat : chiffre de la MDPH du Loiret,
Listes d’attente en octobre 2008 par type d’orientation et d’établissements ou de services d’accueil :
Etablissements « JES, IME, ITEP » : 246 enfants.
Services : « SESSAD, UPI » 137 enfants.
Commentaire : L’état dont c’est la responsabilité et qui assure le financement de tous ces dispositifs, doit véritablement apporter des réponses beaucoup plus conséquentes que ce qui est prévu dans son programme régional.
Il est évident pour tout le monde, que cette situation ne correspond ni à l’esprit ni à la lettre de la loi de 2005. Qu’elle met gravement en difficulté, d’abord et avant tout, les enfants et leurs familles qui n’ont vraiment pas besoin de cela !
Que par ailleurs, elle rend l’exercice d’orientation par la CDAPH et le travail de préparation du pôle enfance extrêmement difficile car inopérant. En effet, en conscience, comment proposer une orientation à un enfant, en sachant que l’accueil ne pourra se faire ?
En tous les cas, cette étude a le grand mérite de pointer en le chiffrant, un besoin qu’il va falloir combler, c’est une priorité. 
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Février 2009  Numéro 1 – Transport et accessibilité dans le Loiret

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Mercredi 4 février, j’ai participé à la présentation d’un car, répondant aux normes d’accessibilité pour personnes à mobilité réduite, prototype pour le moment mais qui devrait équiper les lignes régulières, sur nos routes départementales, dans un avenir prochain.
” Tout d’abord, je me réjouis, sans réserve, de cet engagement du conseil général pour répondre dès 2009 et dans les années à venir aux obligations de la loi de 2005 sur la participation et la vie citoyenne des personnes en situation de handicap “

  Cette présentation in situ, nous a permis au cours d’un trajet Orléans, Châteauneuf, Jargeau et retour, de tester le matériel roulant, en prenant au passage deux personnes en fauteuil roulant, l’un manuel, l’autre électrique.

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Des explications nous ont été données sur les systèmes d’exploitations et d’informations pour les usagers, dispositifs sonores, visuels et tactiles, à l’intérieur mais aussi à l’extérieur du véhicule ainsi qu’aux arrêts.
Le car dispose à la fois d’un plancher bas et d’un système « d’agenouillement» latéral, qui permet d’abaisser à 14 cm la hauteur de la marche « environ le niveau d’une bordure de trottoir ». Au moment de l’arrêt en station, il peut être mis en place des palettes complémentaires permettant de réaliser un plan incliné.
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Commentaires.

Tout d’abord, je me réjouis, sans réserve, de cet engagement du conseil général pour répondre dès 2009 et dans les années à venir aux obligations de la loi de 2005 sur la participation et la vie citoyenne des personnes en situation de handicap.
Seul, un transport accessible ne résout pas tous les problèmes de déplacements, mais d’une part c’est une condition indispensable et d’autre part c’est un signe fort d’engagement sur cette préoccupation.
Transport et déplacement, une idée centrale :
« Le Mouvement c’est la Vie ! »
En effet, pour tout un chacun, et dans la plupart des activités de la vie, la capacité à se déplacer détermine la nature et l’ampleur de ses engagements.
Un concept essentiel :
La Continuité de la chaîne de transport et donc de déplacement.
Depuis une vingtaine d’année, ce concept est à la base des réflexions et des programmes d’accessibilités. Il comprend les notions de :
- matériel roulant plancher bas, spacieux, disposant de systèmes d’informations sonores et visuelles, traitement des couleurs, positionnement des barres d’appui et de préhension…
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- infrastructures : quais, stations de bus ou cars sur voiries : rehaussement, bandes de vigilance, largeur de circulation, systèmes d’information…Par extension, l’accès à une station, trottoir par exemple, doit aussi répondre aux mêmes attentes…
- interfaces entre les deux : pour chaque mode de déplacement, le passage entre le sol et le plancher du véhicule fait l’objet d’aménagements et/ou, de précautions particulières…
- l’inter modalité : un déplacement peut comprendre plusieurs types de transport, « bus tramway, tram-train, car-train….. » : les jonctions entre ces différents modes doivent être accessibles, donc sans obstacle, à distance raisonnable et facilement repérable.
- les moyens humains : accueil et orientation, accompagnement.
- enfin, l’information et la communication doivent assurer à l’usager une sécurité dans ces déplacements en lui indiquant aussi bien l’offre de transport que toutes les indications nécessaires à son trajet.
Tout cela conditionne « La Continuité » du déplacement et bien sûr n’a de sens que si la personne peut se rendre quelque part, pour y faire quelque chose ! Emploi…. Logement…. Activités sociales, culturelles, sportives……
Toutes ces préoccupations ne se limitent pas aux personnes en situations de handicap.
Cette notion-là est également très importante. En améliorant l’accès au sens très large, on facilite la vie de beaucoup de nos concitoyens. Les personnes âgées, les adultes avec enfant en poussette, les enfants et les gens de petite taille, les usagers avec bagages sont par exemple des bénéficiaires directs de tous ces aménagements. La réflexion est donc globale et vise à améliorer les déplacements de l’ensemble d’une population en répondant bien évidemment aux critères spécifiques d’accessibilité pour personnes à mobilité réduite.
Quelques questions suite à la présentation :
1 l’emplacement nécessaire pour accueillir et stabiliser le fauteuil roulant dans le car réduit de plusieurs places assises« environ 6 » la capacité de celui-ci : sur les lignes à forte fréquentation, ne faudra-t-il pas prévoir à terme une augmentation de la fréquence des passages ?
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2 nous avons pu voir que le système d’arrimage des fauteuils peut poser problème : à terme, il faudrait interroger les constructeurs, sur un dispositif standard ne nécessitant pas de manipulation « donc pas de manœuvres complexes » synonymes d’arrêts trop longs.
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3 il en va de même pour les accessoires de type « palettes » qui pour le moment nécessitent un montage manuel : les aménagements devraient permettre d’avoir une interface rendant le passage « quai véhicule » facile, sans ajout supplémentaire, ou alors avoir un système automatique rétractable et extensible.
4 au regard de ces nouveaux usagers, « en fauteuil », il faut s’interroger sur la localisation des arrêts, sur leur facilité d’accès dans la commune desservie, et sur le lien avec les autres modes de transports présents dans le département, principalement, réseaux de bus urbain, tramway, trains.
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2 réponses

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  1. SACHER Dominique soumis, le 9 octobre 2009 at 08:00

    Merci d’avoir donné la parole aux deux présidents bénévoles et démocratiquement élus des associations de: Argonne Service Plus et de REPERES à la Source. Le fait que ces deux présidents s’expriment sous le contrôle de leur Conseil d’Administration donnent beaucoup de crédit à leur paroles et écrits. Ils savent que cette OPA de la municipalité peut les amener à rendre compte devant le tribunal d’instance concernant leur de la gestion de la fusion ou devant les prud’hommes pour les salariés qui ne seraient pas repris par cette fusion.
    Jj’ai beaucoup de respect pour de ces administrateurs et ces deux présidents d’association. Leur combat est aussi celui de la liberté associative de la loi de 1901. J’ai très peur que la nouvelle association crée par la municipalité soit une association “Blanche”. La Conférence Permanente des Coordination Régionale du Centre, a toujours dénoncé cet artifice associatif.
    Dominique Sacher.
    Président de la CPCA Centre.
    Membre du CESR Centre.

  2. michelbrard soumis, le 20 octobre 2009 at 22:13

    Je crois en effet essentiel de donner la parole à ceux qui exercent pleinement et légalement la responsabilité des structures encore existantes. C’est pour moi, une nécessité de transparence et une marque de respect vis à vis du monde associatif. Nous verrons l’évolution de la nouvelle “association” qui de fait, pour le moment, n’existe que dans et par la municipalité. La dimension participative, tout particulièrement des habitants, axe prioritaire du lien social et de la citoyenneté est inexistante ici! Chacun où il est pourra en apprécier les conséquences.


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